Le crédit amortissable

La majorité des prêts octroyés par les banques sont des crédits amortissables.

Le remboursement du capital est étalé dans le temps. Pendant toute la durée du prêt, le remboursement intègre à la fois le capital et les intérêts.

Remarque : Pour ce type de prêts, la part liée aux intérêts diminue avec le temps, alors que la part liée au remboursement du capital augmente. Donc plus on approche du terme du crédit, plus le capital restant dû diminue.

Comment choisir entre caution et hypothèque ?

En France, l’établissement financier qui vous octroiera un prêt, demandera des garanties en cas de défaut de paiement même si votre profil est jugé satisfaisant. 
Pour garantir le prêt plusieurs choix sont possibles :

L’hypothèque : 
fait partie des garanties traditionnelles mais reste très couteuse. En effet, l’hypothèque permet à la banque qui a financé votre projet immobilier de faire saisir le logement pour le vendre aux enchères judiciaires en cas de défaillance.

Il existe deux sortes d’hypothèque :

  • l’hypothèque conventionnelle : Son coût est élevé puisqu’il comprend les honoraires du notaire (proportionnels au montant du crédit), le salaire du conservateur des hypothèques, les frais d’enregistrement et de timbres ainsi que la taxe publicité foncière.
  • le privilège du prêteur de deniers (PPD) s’adresse aux souscripteurs d’un crédit pour l’achat d’un bien ancien. Cette hypothèque ne comprend pas la taxe de publicité foncière.

La caution : 

  • la société de cautionnement mutuel : assure le remboursement du prêt. Ces établissements fonctionnent sur un mode de garantie de prêt qui est basée sur la mutualisation des risques. Ils couvrent l’achat d’un logement, d’un terrain ou la réalisation de travaux. La société de cautionnement mutuel prend une marge sur la caution et verse le reste de la caution sur un fond de garantie. Dans la plupart des cas, la caution mutuelle est plus avantageuse que l’hypothèque. A la différence d’une hypothèque, l’emprunteur n’est pas obligé de passer par un notaire ce qui permet d’éviter des frais d’entrée et de mainlevée. Le coût de la caution mutuelle se compose d’une contribution, remboursable jusqu’à 100% dans certains cas, et d’une commission. De plus, la caution mutuelle n’entraîne pas une procédure en cas de problème aussi rapide et radical que le paiement d’un crédit sous hypothèque.
  • la caution « mutuelle fonctionnaire » : La caution « mutuelle fonctionnaire » fonctionne sur le même principe que ces sociétés à la différence que leurs tarifs défient toute concurrence, il arrive même dans certains cas que la « mutuelle fonctionnaire » garantisse gratuitement un prêt.
  • la caution solidaire d’un particulier est très peu utilisée dans le cas des crédits immobiliers notamment parce que cette garantie n’est pas suffisante pour les banquiers.